Alors qu’on était encore tout les deux rasés, nous nous sommes rencontré au collège, autour d’un ballon ou d’une écolière. Parce qu’il suffit de s’assoir avec lui et de fumer sans s’arrêter, la nuit passe et les mots aussi. Mais le moment reste et construit à mesure la plus longue de mes amitiés, Teddy. Parce qu’avec Teddy il suffit de fumer encore et encore, la musique comme lien indestructible. Alors que nous allions le dimanche soir commencer notre semaine à Rennes, sur l’autoroute dans le noir.
La radio qui essayai d’atteindre nos oreilles mais qui y peinai. Et dans sa 2cv, nos esprit collés comme deux mouches sur la lumière des phares jaunes et nous exultions, défoncé comme jamais en analysant chaque bruit qu’on soupçonnait, pour en faire une œuvre d’art, puissante sensible et rapide, enfin 80km/h. C’est avec lui que je fis mes premières armes dans la drogue. Oh rien de grave ni de conséquent. Il fallait qu’il le fasse pour que moi, le faire et inversement. Je n’aurais pu sniffer si son nez n’était pas déjà rempli. Nous avions décidé de le faire ensemble. Impossible qu’il ne soit pas là.
Mon meilleur ami. Celui qui ne me connais pas totalement car ne comprenant pas mes confluents artistiques. Il se perd dans ce monde, alors on reste à la lisière de sa connaissance. On se référencie chacun sur la musique, nos mots ne sont pas les même mais on appartient à la même tribu, une tribu de deux personne, une tribu qu’on s’est inventé. A croire que j’ai plein de meilleur ami, non lui et l’autre sans doute et après des amis, des bon amis mais Teddy reste l’homme avec qui pour la première fois j’ai senti une voie possible, une fenêtre de sortie sur le monde bassement instruit qui m’entourait. Je n’en ai pas encore parlé, mais le village de 500 habitants n’était pas le sommet de toutes les intelligences, au contraire. Les gens vivent mais ne pensent pas, difficile alors de vouloir essayer, de vouloir poursuivre des envie, des rêves. Quand je parle de peindre il me sorte une marine, quand je parle de musique il me donne michel sardou et quand c’est le cinéma je n’ose même pas…
Pas encore…
janvier 28, 2010 à 9:53 |
par hasard et pas rasés
janvier 28, 2010 à 11:14 |
c’est même plus que pas rasé, c’est tout en barbe